Aider l'autre, comment faire ?

Choisir d' accompagner plutôt qu'aider

 

Nous sommes souvent tenté d’aider un ami, un proche à se sortir de son mal-être, de son anxiété, de son angoisse voire de sa dépression. Très vite, nous nous heurtons à un processus récurrent : la personne en face de nous, malgré sa bonne volonté, nous semble imperméable à ce que nous disons, coincée dans des principes comportementaux, sourd à nos conseils.  Nous ne savons plus comment faire pour l’aider...  

Posons nous d’abord la question : que veut dire « aider » quelqu’un ? Car dire à une personne « je t’aide », c’est aussi lui donner l’idée inconsciente qu’il n’a pas la ressource pour s’en sortir ; je préfère donc utiliser le mot « accompagner » ; accompagner l’autre, c’est lui dire qu’il possède plus de force et de ressources qu’il ne croit. 

L’accompagnement est un acte désintéressé qui implique que nous n’allons pas chercher à réussir pour la personne qui est en face de nous.  La personne que nous choisissons d’accompagner pour s’en sortir, a en effet la possibilité de faire ses propres choix, et de choisir de vivre sa vie comme il veut la vivre. S’il continue à choisir de souffrir, de se morfondre, de s’auto-critiquer constamment, nous pouvons penser qu’il fait de mauvais choix, mais en aucun cas nous ne pouvons le forcer à choisir différemment. En ce sens, il est important de « suggérer » plutôt que de « conseiller ». 

Rappelons nous également que notre propre expérience n’est pas universelle : ce qui est vrai pour nous, n’est pas forcément vrai pour la personne qui est en face de nous.  Il y a beaucoup plus  de réponses dans le ciel, sur la terre, dans l’âme des hommes que dans toute notre philosophie et notre psychologie... La personne que nous accompagnons à en elle les réponses dont elle a besoin ; il s’agit de les trouver.

Pour accompagner l’autre, nous devons sans arrêt remettre en cause nos propres valeurs. Ce qui importe n’est pas ce que nous pensons de la suggestion que nous donnons, mais de ce qui est nécessaire au bonheur de celui que nous voulons aider ; même si  cette suggestion est en complète contradiction avec tous les principes appris.

Pour accompagner l’autre, inutile d’être méprisant, de le meurtrir ou de le blesser par des propos définitifs. Cela ne ferait qu’accentuer son mal-être. Cherchons plutôt à lui faire se poser les bonnes questions sur ce qui le dérange dans sa vie. Pour cela, il existe une multitude de disciplines (psychologiques, quantiques, métaphysiques...) et de spécialistes. 

Pour accompagner l’autre, il nous fait l ‘écouter avec empathie, être présent, entendre même ce qu’il ne nous dit pas (ce qui n’est pas simple, je le reconnais !). Ecouter le vide, l’absence, le besoin non exprimé, non conscient.

 Enfin, il est nécessaire d’être conscient de la raison pour laquelle nosu voulons aider quelqu’un. Quelles sont nos propres motivations personnelles ? A défaut, nous ne pouvons ni accompagner ni suggérer.

Accompagner  l’autre est la chose la plus extraordinaire qui soit. On y apprend à admirer la force, le courage, l’énergie insoupçonnée qui se cache derrière chaque être humain. Ceci étant, 

 
« Chacun a le droit de choisir son poison ou son paradis »
Ce texte est un extrait de la fiche psychologique « L’univers vous demande de choisir, non de subir ! » que vous pouvez acheter en ligne 



Recommandez cette page sur :

Fiches pratiques PSY pour aller mieux !                  

Des livres pour élargir votre conscience

La résilience : interview & témoignage

Suivez moi sur Facebook et Twitter

Céline Morard | Créez votre badge